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Live Report : Kölsch au Culture Club de Gand (Belgique)

Samedi 24 octobre, on était plusieurs à se trémousser au Culture Club pour le passage à l’heure d’hiver. Et aussi pour Kölsch (prononcez Kkeuulch’), du label Kompakt, Ministry of Sound et Ultra Records pour ne citer qu’eux. Mi irlandais, mi allemand et résidant au Danemark, l’auteur du fameux EP 1977 et des titres « Goldfish » et « Loreley » était programmé sur le coup de 2 heures…

Rune Reilly Kölsch (de son vrai nom) a vendu des millions de records à travers le monde. Célèbre pour ses productions techno (et pas que) sous le nom de Kösch, Rune RK ou encore Tatoorecs (avec son frangin).  Il est aussi le producteur du mythique « Calabria« …

Pour nous qui sommes à fond dans la drum n’ bass depuis quelques temps, cette soirée s’avérait être un vrai challenge. D’une part, se replonger dans l’univers de Kölsch, artiste qu’on suit depuis quelques années, et d’autre part, partir faire la fête de l’autre côté de la frontière linguistique avec un néerlandais si basique qu’on sait à peine commander une bière.

Le début des hostilités

Une heure du mat’. Arrivée tranquille pépère au Culture Club. Le temps de saisir qu’on doit obligatoirement se faire une carte de membre pour commander des boissons et une demi heure plus tard, nous voici sur le dance floor. Kölsch arrive dans une dizaine de minutes et la piste de danse ressemble déjà à une rame de métro bruxelloise à l’heure des retours du boulot. On se glisse avec peine à travers la foule, évitons plusieurs groupe de filles surexcitées par les selfies qu’elles viennent de prendre. Finalement, on acquière tous deux de haute lutte 20 centimètres carré d’espace et on s’apprête (enfin) à passer une bonne soirée. On n’a plus de bière, on a perdu tous nos amis, mais enfin nous y sommes ! On va voir Kölsch !

Crédit Photo : Culture Club

Le public « on fire  » devant Kölsch au Culture ( C. R. Culture Club) 

On est bien

« Ouaiiiis » « Kölschhhh« . Au vu des cris et des téléphones qui se lèvent, on comprend que Rune Reilly Kölsch est arrivé sur scène. Son entrée en la matière était pleine de finesse. Le son monte, petit à petit, et les gens se mettent à bouger. Boum boum boum boum. Il sait faire patienter son audience et maitrise parfaitement sa techno mélodique. Petit à petit, nous reconnaissons certains passages de 1983, l’album qu’il a réalisé en 2015, et comprenons pourquoi Rune est convaincu que la force de sa musique réside dans l’alternance entre mélodie et vibration, soulignées par de fins clins d’oeil au hip-hop. Las, les voix se mettent à couvrir la musique, et l’on se rend compte que les deux tiers du public nous empêchent de profiter du moment. Et Bam, renversement de situation, Kölsch balance « Loreley« , tout le monde se remet dans le mouvement et Mister K. profite de la joie du public pour lâcher son casque et faire son show.

La soirée continue, les sons se succèdent, on entend « Goldfish » – nouvelle salve de « Ouaiiiis » – et Kölsch termine son set avec brio et maitrise. Et pourtant nous restons sur notre faim. Nous ne sommes pas déçus par ce que nous avons entendu, on a vraiment trouvé de l’émotion dans ses sons, et compris pourquoi il a construit la plupart des tracks de 1977 (si pas l’entièreté de son album studio) sur des rappels de son enfance et sa jeunesse, mais, nous l’avons tout deux trouvés « trop » maitrisé. On attendait ce je-ne-sais-quoi de folie qui n’est pas arrivé.

Du coup, on était prêts à partir, quand le DJ résident du Culture a pris les platines en B2B. Kölsch avait cédé sa place à Thang et Neon, et là, les choses sont devenues intéressantes. Une tech house bien cadrée avec quelques petites subtilités (complètement inattendues) et un brin d’agressivité.  Du coup, on a fait volte face, histoire de regarder tout ça. Le rythme des gens avait changé, la piste était moins dense et le son plus fort. Le cocktail parfait !

Finalement

Pour conclure, Kölsch en live, pour la modique somme de 11 euros (en ticket earlybird) au Culture Club en valait la peine, mais on reste mitigés. Peut-être que dans une salle plus grande, une autre instal’ et surtout un autre public, « la sauce aurait mieux pris ». Surtout que le Culture se divise en deux salles, et qu’à chaque fois que Kölsch marquait un court temps d’arrêt dans son mixe (petit effet de surprise ?), on entendait les boum boum d’une sorte d’urban dance music assez détestable qui se jouait à l’étage. Mais il faut rester humble face au talent de l’artiste, et lui reconnaitre une belle maitrise technique. Son univers est empreint de poésie et, dans de bonnes conditions,nous fait voyager à sa guise ! 

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