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Garorock festival 2017, un succès les pieds dans la boue

Livy Bertrand

Une semaine après avoir célébrer le début de la saison des festivals à Nimes, l’équipe de Soirées Électroniques se lance à la conquête des routes marmandaises direction la Plaine de Filhole, pour la 21ème édition du Garorock festival. Chaque année, le Garorock a su nous ravir par sa programmation et sa diversité, et c’est les yeux fermés que nous décidons de revivre l’expérience pour fêter sa majorité universelle.

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Crédit photo : La clef ©

HOU LA GADOU !

C’est après une journée de travail bien trop longue à notre goût que nous prenons la voiture en direction de Marmande. Vêtus de notre plus beau k-way et armés de nos fidèles bottes en caoutchouc, nous chargeons le nécessaire pour 3 jours de camping prévu sous la pluie et la grisaille. Mais ce n’est sûrement pas ce qui démotiverait notre équipe ! Une heure plus tard, nous arrivons sur le parking du Garorock. La ville est déjà peuplée de festivaliers en ciret jaune, à la recherche de l’entrée du festival. Une petite escale à l’office de tourisme pour récupérer nos pass et nous voilà parti. Une fois la sécurité passée, la suite s’annonce nettement moins attrayante.

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Crédit photo : Livy Bertrand ©

On découvre alors une route ensevelie sous la boue, dans le noir, où les festivaliers peinent à trouver un emplacement au sec pour poser leur tente. Pas le choix, on s’engage donc sur le chemin à la recherche d’une place pour s’installer. On n’a pas fait deux pas que nos chaussures manquent de rester coincées dans le sol. Après plus de trente minutes de marche dans la boue, nous arrivons au premier camping praticable et non complet : le Camping 5 ! C’est ici que notre équipe passera le reste des 3 jours en compagnie des 100 000 autres festivaliers du Garorock. Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, la pluie c’est invitée au montage des tentes. Quelle joie !

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Crédit photo : La clef ©

Après être venue à bout de nos quechuas glissantes et avoir enjamber quelques centaines de tentes, nous voilà devant l’entrée des scènes. Comme chaque année, les fouilles de Garorock génèrent des files d’attentes interminables dans lesquelles l’impatience se fait sentir. Nous passons les dernières bornes d’accès au festival et nous voilà entrés dans le site.

Le set de Diplo retenti au loin, sur la grande scène de la plaine, où le public est déjà bien déchainé. Grâce à ses nombreuses collaborations, le dj s’est forgé un nom sur la scène électronique internationale. L’artiste nous délivre un set très pop, à la tendance futuriste et progressiste. On y retrouve son penchant pour différents styles comme le hip-hop et l’électro. Le set se termine et nous décidons de faire un tour au bar en attendant l’arrivée de Kungs sur la scène Garonne. C’est reparti pour un périple boueux au milieu de la foule, qui se dispersent de toute part. On recharge nos bracelets au stand cashless avant d’arpenter les files d’attentes du bar : « Une blanche s‘il vous plaît ! ». Le tout nous est gentiment servit dans des gobelets à l’effigie du festival, et sans trop d’attente finalement.

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Crédit photo : Livy Bertrand ©

La scène Garonne s’illumine, Kungs vient de monter sur scène. A notre grande surprise, Kungs débute son set avec une track de techno brésilienne de la très convoitée Groove Delight, qui est pourtant bien loin de ces influences électro à tendance commerciale. Et ça nous plaît ! Il enchainera avec différents remixs entre électro, hip-hop et minimale qui ne peuvent que nous faire danser. Ce n’est pas ce que l’on préfère chez SE, mais on se laisse volontiers porter par l’ambiance qu’il dégage. 3h25, le dernier artiste de la soirée se lance : Solomun grimpe sur scène. Le dj se lance avec des tracks tech-house déjantées et envoutantes. Pendant une heure, Solomun nous délivre un set de plus en plus deep et trippant. De quoi nous tenir en haleine jusqu’au prochains concerts de demain. On décide de retourner au camping, le périple fût long et éprouvant alors on a bien mérité une bonne nuit de sommeil !

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Crédit photo : Livy Bertrand ©

GAROFOU !

La nuit fût courte pour notre équipe qui a eu la bonne idée de s’installer juste à côté des plus gros fêtards de la plaine, qui visiblement, n’ont pas fermés l’œil de la nuit. Entre les concerts improvisés des festivaliers, les chansons paillardes et les passages constants aux abords des tentes, difficiles de trouver le sommeil. On pensera aux boules quies ce soir. On avale un petit déjeuner histoire de prendre un peu de force et direction la scène jungle qui se trouve à côté des campings.

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Crédit photo : Livy Bertrand ©

Après un long trajet accompagnés de notre amie la boue, nous voilà sur l’espace de la scène. Une décoration à l’image du nom qui s’accorde d’ailleurs parfaitement avec le décor naturel. On y trouve à côté de nombreuses activités comme le garofoot, le ventreyglisse, des concours en tout genre, ainsi que de nombreux bars et espaces de restauration. Un peu de reggae pour se réveiller en douceur, tout en regardant les festivaliers se lancer sur le ventre y glisse. Quitte à être mouiller, autant le faire en s’amusant finalement ! On décide de faire le tour des foodtrucks. Le festival a mis le paquet pour offrir à son public une diversité culinaire de qualité : Pizzas maisons, nourriture vegan d’à côté, tartiflettes, fruits du marché, sans oublier le fameux Garoburger, qui occupe une place de choix cette année avec un stand à la hauteur de son succès. Alors on se laisse volontiers tenter par un burger bœuf et ses frites, un vrai régal !

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Crédit photo : La clef ©

Une fois le ventre bien rempli, nous décidons de retourner au camping pour un petit apéro entre amis avant le début des festivités. Quelques bières plus tard, nous voilà lancés en direction des scènes pour voir le très célèbre trio de hip-hop alternatif américain : Flatbush Zombies. Les trois rappeurs grimpent les planches et le public se déchaine. Il faut dire qu’ils dégagent une telle énergie ! Le trio nous présente quelques incontournables qu’on attendait tous et enchaîne sur leur dernier album, dans un style à la fois désinvolte et hypnotique. Une fois le concert de Flatbush terminé, nous décidons d’enchaîner sur du rock avec le concert de la Femme. Ce groupe de rock français originaire des quatre coins de la France est connu pour ses influences pop/rock multiples des années 60. On se laisse volontiers emporté par leur musique à la fois synthétique et envoutante, avec une texture sonore proche de la pop californienne. On adore ! Le soleil se couche et les premiers rayons apparaissent. Quel bonheur ! On décide de se faire plaisir en sirotant un verre de Sauterne au bar, tout en contemplant le coucher du soleil.

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Crédit photo : Livy Bertrand ©

Une fois la nuit tombée, direction la scène de la Garonne où la talentueuse M.I.A est attendue. Connue pour ses textes percutants et son style décalé, la rappeuse se produit pour la première fois sur les planches du Garorock. Elle débarque sur scène, chargée de toute son énergie, accompagnée de sa prestance légendaire et nous envoie quelques-unes de ses tracks incontournables. Toutefois, nous repartons de la scène assez déçus par sa voix en live, qui est bien loin de celle entendues dans ses disques. Quel dommage ! Mais heureusement, on sait que le prochain artiste ne pourra pas nous décevoir de ce côté-là. Le célèbre dj Vitalic est en place sur la scène de la plaine, aux côtés de sa scénographie toujours plus impressionnante. Vitalic nous lâche un set électro très dark que le public semble apprécier. Une succession de tracks rêveuses et mélancoliques dans un style bien à lui que nous avions hâte d’entendre, et on ne le regrette pas !

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Crédit photo : Livy Bertrand ©

On décide d’aller se balader en attendant le début du set de Rebeka Warrior sur la scène du Garoclub. C’est l’occasion de faire le tour des stands et des bars qui peuplent le site. On passe même devant un simulateur de chute libre où les festivaliers font la queue pour essayer. On ne voit ça qu’au Garorock quand même ! On attrape un verre au bar et direction le Garoclub où la furieuse chanteuse de Sexy Sushi est impatiemment attendue. Entre le gabber et la musique contemporaine expérimentale, le set est à l’image de sa compositrice : décalé et complétement déjanté ! On y retrouve un lot de kicks et de noirceur, taillés pour le public qui n’en attendait pas moins. 3H15 ? On décide de laisser le set de Stand High Patrol aux plus courageux. Bien que talentueux, leur style reste trop « mou » pour notre équipe, qui décide de retourner au camping et se reposer pour la folle journée de demain.

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Crédit photo : La clef ©

HALLELUJAH !

Dernier réveil sur le camping de la plaine. Cette nuit fût nettement plus agréable que la précédente ! Le soleil nous fait sortir de nos tentes et nous prépare chaudement à la dernière journée du festival. On y croyez plus ! On en profite pour déguster un petit déjeuner aux foodtrucks sur un fond de deep-house, avant de profiter de notre dernier après-midi devant les scènes. On troque notre tenue de pluie contre un short et un t-shirt direction … les auto-tamponneuses ! On remercie le génie de l’organisation qui a décidé de mettre en place cette attraction en festival. Retour en enfance garanti pour les festivaliers qui se tenteraient à l’expérience, et on vous le confirme ! Notre rédaction ne pouvait pas quitter le festival sans faire un tour là-dedans.

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Crédit photo : La clef ©

Après quelques tours d’autos nous décidons de siroter un verre au bar en attendant l’arrivée de Milky Chance. On décide de se laisser tenter par un Jägermeister, nouveaux sponsors de cette 21ème édition. Le duo allemand monte sur scène et débute leur concert devant un public venu en masse pour les écouter. Le binôme nous offre une musique qui oscille entre folk, reggae et musique électronique. Un plaisir pour nos oreilles. La scène de la Garonne vient prendre le relais en nous présentant le petit prodige de la scène électronique moderne : Petit biscuit ! Le jeune producteur d’à peine 17 ans nous délivre un set équilibré entre électronique et analogique dont on apprécie la pluralité des instruments utilisés. Peut-être un peu trop calme pour nous, surtout quand on connaît la tempête qui passera après lui. Tout juste le temps de récupérer nos téléphones aux stands de recharge que Mac Miller est déjà sur scène.

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Crédit photo : Livy Bertrand ©

On n’en pouvait plus d’attendre ! Le rappeur américain arrive devant son public avec un surplus d’énergie communicatif, qui nous tiendra durant tout le long du concert. Un vrai moment de partage et d’expression durant ce concert, que Mr Miller a su mener à merveille pour son public français qui n’en attendait pas plus. Dernier concert du festival. C’est passé tellement vite … On profite alors des derniers moments en compagnie de l’incontournable duo français électro des années 2000 : Justice. Fidèles à leur scénographie en croix, Justice clôture le festival dans une ambiance digne du Garorock, avec un public ravi de finir ce weekend sur ces notes d’électro unique.

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Crédit photo : La clef ©

On a vécu un weekend certes éprouvant et quelque peu salissant, mais c’était surtout pour nous des découvertes grandioses et des rencontres inoubliables. Merci pour cette 21ème édition digne de ce nom. A l’année prochaine Garorock.

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