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Dream Nation Festival 2017 : un pari réussi ?

Ces 22, 23 et 24 septembre dernier, le festival Dream Nation revenait une fois de plus avec l’ambition de fédérer les cultures électroniques. Cette grande fête à l’aube de la rentrée avec pour point d’orgue l’after de la techno-parade, le samedi 23 septembre au Docks de Paris à Aubervilliers. Au programme, 4 scènes accueillant les étoiles de la techno, bass music, trance, et musiques hardcores.

Des décors immersifs

© Harley Chesnel

En entrant dans les différentes salles, on remarque tout de suite que chaque scène veut nous plonger dans une ambiance différente. Si la géante scène hardcore se veut industrielle avec un mapping puissant, la scène trance nous fait penser à un temple maya dont le booth (ndlr, la cabine du dj) est tout en haut, telle une sacralisation permettant de sublimer les prestations des artistes vus au cours de la soirée.

Un mélange des styles qui fonctionne

Pour les amateurs de musique électronique, ce festival est une belle occasion d’alterner les styles au cours de la soirée. On a eu beaucoup de plaisir à voir jouer Manu Le Malin avec une hardcore sombre, et un final qui fait exploser le compteur des bpm’s. Aux platines, le Français devient habité et réussi à transmettre une émotion intense au public qui est assez rare dans le monde de la musique électronique. Au relais, son compère et ami Lenny Dee, figure des raves des années 90 qui nous a montré l’étendard de son talent à travers un set survitaminé, réuississant à faire planer une euphorie ambiante dans toute la salle.

© Harley Chesnel

Sur la scène techno, le grand Derrick May, pionnier de la techno avec ses acolytes Juan Atkins et Kevin Saunderson nous a régalé. Avec une techno made in Detroit teintée de sonorités afro, l’Américain a su tirer son épingle du jeu d’un plateau très relevé avec notamment l’acid d’Emmanuel Top et la techno glaciale de l’Anglais Cleric. Au cours de la soirée on a pu constater un engouement toujours aussi fort pour la bass music. Le très attendu Megalodon a livré un set correct en reprenant ses classiques de dubstep. Le Belge Eptic nous a aussi fait plaisir en passant ses titres planétaires, variant entre dubstep, trap et bass house, le tout agrémenté de  visuels toujours remarquables. Cependant, quelques pannes de courant sur la scène font retomber d’un cran le niveau de folie durant son set ainsi que celui de l’ami Doctor P qui jouait juste après. On y retournera pour voir le duo d’Autrichiens Camo&Krooked, référence dans l’univers de la drum&bass, présenter leur dernier album Mosaik. Auteurs d’un set plus sombre et plus tempéré qu’à leur habitude, les artistes ont livré une prestation qui nous a un peu laissés sur notre faim.

© Harley Chesnel

Le coup de cœur de cette soirée aura lieu sur la scène trance où le niveau des artistes était impressionant. A commencer par Ace Ventura, le père du genre qui partageait le plateau avec des jeunes artistes comme Berg, qui défendent une trance plus progressive. On retiendra le closing exceptionnel de GMS et leur psytrance décomplexée, sublimé par la décoration et la sono parfaite de la salle. Le point noir de la soirée ? L’attente aux vestiaires à la sortie, notamment pour certains festivaliers qui ont mis deux heures à récupérer leurs affaires. C’est pour cela que le festival s’est engagé à mettre des casiers l’année prochaine pour éviter de rencontrer ce genre de problème.

Avec cette édition 2017, Dream Nation confirme à nouveau qu’il est le rendez-vous incontournable de la rentrée pour les amateurs de musiques électroniques, avec des animations et des décors à la hauteur de leur ambition. Le rendez-vous est donc pris aux Docks de Paris pour 2018 !

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