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Nous avons envoyé un rédacteur découvrir l’univers du modulaire

Louis Derigon Photography

Durant une semaine, nous avons eu l’occasion d’accueillir un stagiaire au nom de Christian. Du haut de ses 20 ans, cet élève en première année d’une formation en son a porté le costume d’un journaliste. Nous lui avons demandé de résumer ses deux sorties aux workshops de l’Electro Alternativ à Toulouse. Voilà son texte, ses mots, dans un esprit amateur.

L’Electro Alternativ nous aura bien gâtés cette année, notamment avec deux workshops auxquels nous avons eu la chance d’assister.

Le premier Workshop du 13 septembre était destiné à, en première partie, la synthèse modulaire en hardware, bien que cela paraisse barbare à la première vu, une machine avec au moins 50 câbles entremêlés, des lumières qui clignotent de partout, des potards à ne plus savoir qu’en faire, Mickael Carry compositeur chez Modgeist, nous explique pas à pas le fonctionnement de sa machine customisé entièrement.

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Cette machine est enfaîte un assemblage de modules différents, on se demande alors comment le son peut il être modifié ? Les câbles sont logiquement branchés depuis une entrée d’un module à une sortie d’un autre module. Le signal envoyé, qui est de la pure tension électrique, permet de créer une combinaison entre les deux modules que l’on peut ainsi contrôler avec les potards adéquats. Mais que modifions-nous avec ce signal électrique ? La réponse est quelque chose d’indispensable à comprendre si nous voulons de la synthèse modulaire : l’enveloppe ADSR. Le « A » désigne le mot « attack » qui décrit la durée nécessaire pour que atteindre le niveau maximal de votre note, le « D » pour « Decay », indique la chute pour redescendre jusqu’à la phase de stabilisation que l’on nommera « Sustain », le niveau stable du son, conservé tant que la touche est enfoncée, et le « R » pour « Release », durée pour que le niveau reviennent à zéro.

Voici à quoi ressemble, de manière vulgarisée, l’enveloppe sonore d’un son (logique). La deuxième question qu’on se pose c’est « Mais pourquoi autant de modules ? ». Chaque module à sa spécificité, par exemple des modules d’effets (distorsion, delay, reverb, etc.), des modules de sons (white noise, boite à rythmes, etc.). On a aussi la possibilité d’intégrer et d’exporter du MIDI (protocole de communication dédié à la musique, et qui permet la communication entre instruments électroniques, séquenceurs ), la base hardware peut-être piloté ou l’on peut rajouter des effets avec des séquenceurs comme Cubase, Ableton, Pro Tools… Importer des sons de votre banque son est tout autant possible. Cette première partie avec Mickael nous a permis de comprendre l’infinité de possibilités sonore que l’on peut entreprendre et combiner avec ces modules, car si vous le voulez, vous pouvez réellement créer votre instrument à vous, vous pouvez aussi construire vos modules et donc avoir exclusivité de vos sons qui vous correspondent vraiment.

Louis Derigon Photography

La deuxième partie du workshop, présenté et orchestré par Xavier Collet, compositeur de musique de films, professeur à L’ISPRA, Sound Designer pour des musiques de jeux vidéo, créateur du site web www.sawup.fr (vidéo de formation sur Ableton, Form, Reaktor Blocks ) et j’en passe, car son curriculum vitae est un vrai tonneau des Danaïdes. Cette partie porte donc sur Reaktor Blocks, un logiciel qui permet l’assemblage de divers émulateurs de modules, donc vous l’aurez compris, bien plus économique que de créer une machine hardware. Xavier nous enseigne donc comment assembler les modules entre eux, des aspects techniques comme le fonctionnement d’un oscillateur (système électrique qui génère des ondes périodiques ), les différentes ondes que l’on peut utiliser par exemple les ondes carrées, types d’ondes ayant les harmoniques les plus riches, la modulation FM… Mais aussi des informations sur les outils à disposition pour pouvoir encore enrichir sa création sonore : l’outil « note on » qui permet de contrôler la vélocité et les hauteurs de notes, le pitch bend (modification de la hauteur d’un son avec une molette ) etc.

Louis Derigon Photography

Le lendemain de ce workshop, nous retrouvons Xavier pour la deuxième journée, celle-ci portant sur Ableton (Xavier est une des cinq personnes certifiées sur ce logiciel), les tables de la salle sont remplies d’ordinateurs, de claviers midi et de pads, on comprend que cette journée va être axée sur la pratique. Pour ceux qui ne connaissent pas, Ableton est un séquenceur musical utilisé pour divers aspects tels que la composition, l’enregistrement ou encore l’arrangement. Après les bases de la journée d’hier acquises, on peut maintenant voir les techniques pour composer sa musique, on commence alors part analyser l’interface de live, afin de ne pas se perdre dans tous ces chiffres et mots barbares, les filtres sonores qui, comme le nom l’indique, est un outil permettant de filtrer les fréquences que l’on veut garder, et celle que l’on ne désire pas avoir, Analog, instrument sous forme de plug-in, qui produit du son en simulant les différents composants du synthétiseur, et tous les aspects que l’on a vu ci-dessus, mais avec un aspect beaucoup plus pratique, couronnés de petits exercices, comme reproduire un plug-in en reproduisant son enveloppe ADSR, faire une basse type acid ou encore, comprendre le chemin du son pour pouvoir créer des mélanges, des dissonances en combinant par exemple deux oscillateurs entre eux.

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Bien évidemment, il serait compliqué de retranscrire absolument tout ce que j’ai appris de ces deux journées de 8 heures chacune, mais de mon expérience de novice totale, ces workshops m’ont permis d’apprendre une quantité faramineuse de techniques et d’outils sur la synthèse modulaire. Si l’année prochaine l’Electro , remet sur le couvert de nouveaux apprentissages, nous vons conseillons vivement de vous y rendre si le thème vous intéresse, le prix proposé est très accessible (6 euros par jours), et bien sûr, en 16 heures, on en apprend beaucoup sur le sujet.

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