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Jungle Juice : un anniversaire fort en émotions

© Harley

Cela fait maintenant deux semaines que la soirée Jungle Juice à fêté son dixième anniversaire à travers une soirée qui restera gravée dans les esprits. C’est au Dock Eiffel à Paris que Chwet Production a convié l’élite de la scène drum&bass pour démarrer l’année 2018 comme il se doit. 

Nous arrivons dans la salle déjà bien remplie, ainsi nous découvrons la belle scénographie mise en place pour l’occasion. Les gars de Critical Soundsystem (Signal, Qzb, Kasra et Enei) s’affairent déjà aux platines, la température monte et nous avons le droit à un set de grande classe composé de sonorités sombres qui reflètent l’univers du label. Le jeune Signal, présent du haut de ses 19 ans en profite pour glisser quelques tracks, encore inconnues dans nos écoutilles.

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D’un label à un autre, Hôpital Records prend la relève avec S.P.Y, Nu:Tone et Etherwood. Les trois Britanniques plus à l’aise avec un style liquide nous étonnent par la diversité de leurs tracks, balayant l’univers de la drum&bass. Cependant notre coup de cœur de la soirée a été pour Metrik et Loadstar. Ces deux véritables machines à hits se sont alliées le temps d’un set dancefloor et mélodique où les bangers se sont enchainés. On retient surtout le morceau Gambino de Dc Breaks (remixé par Insideinfo) qui a enflammé toute la salle.

© Harley

Malgré le set de dingue des deux anglais, les artistes les plus attendus de la soirée restent les Dirtyphonics. En effet, les Français ont une histoire bien particulière avec la Jungle Juice car ils jouaient déjà en 2009 dans ces soirées. Et pour l’occasion, le groupe qui produit d’habitude un style hybride de bass music a proposé un show drum&bass exclusif. Nous avons eu le droit à un set survitaminé, où Dirtyphonics a enchaîné ses tubes avec une grande maîtrise, pour la plus grande joie du public.

Alors que la track Mr. Happy de DJ Hazard retentissait dans toute la salle, le son se coupe soudainement pour laisser place à une célébration. Tous les organisateurs et les personnes proches de Jungle Juice ainsi que les artistes sont invités à rejoindre la scène pour célébrer comme il se doit cet anniversaire avec le public.

© Harley

Suite à ce moment de communion, Mefjus et Phace prennent la relève. Les deux amis qui se complètent parfaitement grâce à leur sound design brut et froid, prennent plaisir à mixer devant un public captivé par le niveau technique du duo. Enfin, l’un des sets les plus surprenants de la soirée fut celui de Annix et Neonlight, la rencontre de deux mondes totalement différents. D’un côté Annix grand spécialiste dans la catégorie jump-up, et de l’autre Neonlight adepte du genre neurofunk. Sur le papier nous sommes mitigés quant à l’efficacité et la cohérence du set, mais qu’elle fut notre surprise lorsque nous découvrons les premières transitions, le tout s’enchaînant parfaitement et créant un mélange assez insolite, mais qui ne gâche en rien la qualité du mix.

C’est donc avec un immense plaisir que nous nous sommes rendus à ce dixième anniversaire qui restera longtemps gravé dans nos mémoires. Mention spéciale pour le set de Mefjus et Phace qui s’est vu saisissant. Seul bémol, la qualité sonore qui à certains moments de la soirée laissait à désirer.

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