Le Macki Music Festival : la fête à l’état de nature

Casé dans le parc de Carrières-sur-Seine, situé le long des magnifiques et naturels bords de Seine, c’est le chaleureux et pétillant Macki Music Festival. Pour sa 5ème édition du 30 juin au 1er juillet 2018, le festival organisé par La Mamie’s et Cracki Records est une réussite. Il nous réserve encore de belles surprises, et une programmation diversifiée, tout en faisant honneur à sa réputation et son esprit convivial.

L’essence de la fête

Festival à taille humaine, le Macki évolue dans le cadre accueillant, naturel et apaisant qu’est le parc de Carrières-sur-Seine. Cette petite ville de l’ouest Parisien ressemblant aisément à un village du centre de la France, accueille le festival depuis 5 ans pour nous transporter et nous choyer, tout un week-end de 15h à 23h30. En effet, le Macki Music Festival prône une pratique véritablement détendue, conviviale et décomplexée de la fête. Le confort festivalier du Macki est alors facilité par la taille du festival,  son cadre verdoyant respecté par les équipes,  son accès facilité aux infrastructures bars, toilettes sèches et par ses innombrables activités, simples mais attrayantes.  La proximité est de mise, tant entre les festivaliers qu’entre le public et les artistes, dont les scènes sont aisément accessibles et approchables. Aucune longue marche pour changer de scène, ni d’attente ou difficultés pour y accéder n’est à prévoir : la circulation est fluide et tranquille. Le Mackisard peut alors choisir de se poser sous les ombrelles, sous les saules pleureurs, sur les berges de Seine ou dans les innombrables canapés et fauteuils installés sur des tapis orientaux, tout en profitant de la musique. Ainsi, beaucoup se détendent sur les pelouses des berges pour pique-niquer avant de rentrer tranquillement dans le festival aux allures nocturnes de guinguette.

© Le Viet Photography — Absolt

L’ambiance est alors au beau fixe, aucune tension ni frustration vient ombrager l’esprit chaleureux et enflammé du Macki, diversifié par le nombre d’activités proposées. Le public vogue entre dégustations de bière ou de vin, food trucks et stands de sucreries, roue de la fortune promettant nombre d’accessoires, maquillage à paillettes, twister, photomaton, friperies, disquaires ou encore pédalo, le tout dans un périmètre restreint. Ceci fait du Macki un festival intense, où il fait bon faire la fête. Electrisé, le public est incité par l’ambiance à se déguiser, se maquiller et sortir ses plus beaux apparats décalés, afin de créer une foule éclectique. Le Macki Music Festival revient alors à l’essence de la fête, au soleil, proche de la musique et de la nature dans une foule conviviale et amicale : c’est l’état de nature de la fête. 

© Le Viet Photography — Absolt

Une programmation diversifiée

Pour couronner et habiter ce cadre festivalier particulier, le Macki Music Festival promet une programmation hétérogène et écléctique. Il propose ainsi deux scènes principales, le truck du Camion Bazar pour des sets non-stop durant tout le festival et, la nouveauté cette année : une scène mystère. Celle-ci élargit la programmation avec des styles moins présents au Macki, s’approchant de la trance, ou de la techno plus industrielle. À cela s’ajoute une soirée facultative de lancement à la Machine du Moulin Rouge la veille, puis les inconditionnels Boat Party qui amènent et ramènent certains parisiens le long de la Seine. La petite scène plus tournée vers de longs sets de techno, funky house ou encore disco, contraste avec la grande scène dévoilant nombre d’artistes. L’offre musicale de la grande scène propose un panel très large, entre rap, acid, pop, ou encore jazz.

Ainsi, le premier jour fut lancé par la pointure japonaise Toshio Matsuura sur la petite scène, en parallèle à la wave de synthés exotique et poétique de Muddy Monk sur la grande scène, qui laissa la place à la performance minérale et sensuelle de Saint DX, en totale harmonie avec l’esprit du Macki. Les Mackisards débarquent alors en douceur, rassemblés informellement autour de portables ou ameutés autour de l’écran de projection pour regarder le match France-Argentine dont l’issu a galvanisé le festival, lançant l’ambiance sur un ton électrique. Sur la petite scène, ont pris le relais deux habitués du Macki Music Festival : le trio A Deep Groove puis Antal, pour arroser la foule de groove, disco et house. Ceci faisant écho au Camion Bazar, enthousiasmant le public par son charme déjanté. Parallèlement, les styles musicaux se sont succédés sur la grande scène entre la rappeuse Nathy Peluso, aux notes trap et jazzy, suivit de la prestation afropsych de Golden Dawn Arkestra puis du groupe électronique, punk Vox Low. Enfin, la performance techno de Blake Blaxter vient clore le samedi, par un live binaire décapant.

© Mathieu Foucher — Absolt

Le deuxième jour, l’ambiance s’aiguise, le public lâche prise, retardant le moment de la fin du voyage, et de ce week-end de fête signé Macki. La journée débute avec langueur, sur la grande scène Lomboy nous présente ses sons pop, aux samples et consonances japonisantes chaloupées et sensuelles. Sur la petite scène, il s’agit du dj et producteur Sentiments, chavirant entre house des 80’s et 90’s et disco originale, le tout surmonté de notes tropicales. Les styles s’enchainent rapidement sur la grande scène, surprenant toujours le public, à mesure que l’énergie monte. Le groupe de Jazz underground britanique Kamaal Williams nous emmène avec ses morceaux aux notes électriques de synthé, puis c’est au tour du jeune rappeur new-yorkais HDBEENDOPE. S’ensuit la performance euphorisante du groupe de jazz-funk Cotonete, envoyant du groove énergique, parsemé de percussions et paroles brésiliennes. Sur la petite scène, l’adulé MCDE prend les commandes après l’énergique londonienne Josey Rebelle. Inspiré par la techno de Detroit et la house des années 1980, il révèle une performance plébiscitée mêlant à son habitude tous les styles, en les modernisant : de la disco au funk passant par le hip-hop. MCDE électrise le public,  en parallèle au live acid de Ceephax Acid Crew sur la grande scène, pour le préparer au grand final concocté par La Mamie’s. Ainsi, ce groupe de dj qu’on ne présente plus, à la tête du Macki Music Festival avec Cracki Records, fait explosé la foule avec le grand final émouvant du Macki Music Festival. Il est alors l’heure des félicitations et remerciements gage d’une cinquième réussite,  et des au revoir suivit par la promesse d’une sixième édition déjà attendue.

© Le Viet Photography — Absolt

Pendant deux jours intenses le Macki Music Festival tient ses engagements pour nous proposer un format de fête séduisant et enthousiasmant. La proximité en est le premier principe. Le public a pu évolué dans ce cadre naturel à travers une musique éclectique, de toutes origines pour une ambiance autant langoureuse qu’énergique. Il a même eu la chance de croiser les moutons de La Ferme du Bonheur, celle-ci partageant avec le Macki cette vision de la fête tournée vers l’essentiel et l’humain.

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